Un autre regard sur le monde
DIPLO
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Article par DIPLO
Aggravation de la situation du Haut-Karabagh
1/09/10
Entretien avec Evgeni Kirilov, député bulgare au Parlement européen et rapporteur sur le Caucase du Sud. Entretien publié dans Diplomatie n°45 sous le titre “Vers une action européenne renforcée dans le Caucase du Sud”
Pourriez-vous présenter les principaux objectifs de l’Europe dans cette région ? Quelles sont les priorités de votre rapport ? Quel genre de réactions avez-vous reçu de l’Arménie et l’Azerbaïdjan ?
Evgeni Kirilov : Le principal objectif de l’Europe dans le Caucase du Sud devrait être de participer activement à la stabilisation de la région et d’encourager l’évolution de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie vers la stabilité et la démocratie, d’établir de bonnes relations de voisinage et de les intégrer dans les politiques de l’UE. Non seulement le Caucase du Sud se situe dans le voisinage immédiat de l’Union européenne (la Roumanie et la Bulgarie partagent avec lui une frontière maritime), mais il revêt une grande importance stratégique pour l’UE sur les plans politique, économique et sécuritaire.
Par conséquent, mon rapport se concentre sur ces trois questions stratégiques pour l’Union européenne : les questions de sécurité, de progrès vers la démocratisation ainsi que les relations économiques et énergétiques entre l’UE et le Caucase du Sud.
Diplomatie n°46
25/08/10
Le Quai d’Orsay est touché par la crise. En 2003, la première grève dans l’histoire de cette vénérable institution portait la grogne de son personnel face aux coupes sombres opérées dans le budget du ministère. Sept ans plus tard, deux anciens ministres des Affaires étrangères, Hubert Védrine et Alain Juppé, prennent la plume dans un grand quotidien national pour interpeller l’opinion publique (1). Certes, la crise économique requiert quelques économies. Mais faut-il pour autant supprimer au ministère des Affaires étrangères trois emplois sur quatre départs en retraite, soit plus que la règle générale d’un sur deux, d’ici 2013 ? La diminution des moyens implique-t-elle une réorientation des ambitions internationales de la France ? En toute logique, l’intendance doit s’adapter aux choix politiques et non les précéder. Dès lors, une question se pose : la France a-t-elle revu sa politique étrangère ? Si tel n’est pas le cas, quelle est la situation de son outil diplomatique, à l’heure où le chef de l’État annonce devoir réaliser 10 milliards d’euros d’économie d’ici 2012 ?
Face à la multiplication des écrits pointant l’affaiblissement du Quai d’Orsay, Diplomatie a choisi d’éclairer le débat. Le temps n’est pas à la polémique, car c’est en réalité une remise en cause fondamentale de ses missions que s’apprête à connaître le Quai d’Orsay. Aux coupes sombres s’ajoute en effet le déploiement effectif du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) prévu par le traité de Lisbonne. L’Union européenne commencera à déployer cet outil diplomatique à partir de décembre 2010. Il reste quelques semaines à la France pour conforter ses diplomates, affûter ses outils et préparer ses dossiers. Car le renforcement diplomatique – espéré – de l’Europe ne fera pas disparaître pour autant les rapports de force entre États membres de l’UE, et dans de nombreux endroits du monde, ces derniers se révèlent davantage concurrents que partenaires…
(1) « Cessez d’affaiblir le Quai d’Orsay ! », Le Monde, 6 juillet 2010.
Diplomatie française…
25/08/10
Rendez-vous sur France 24 à 19 h 10 ce 25 août pour suivre Le Débat animé par Antoine Cormery, qui a reçu Roland Dumas (ancien ministre des Affaires étrangères), Axel Poniatowski (député UMP du Val-d’Oise et président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée Nationale), Dominique Bromberger (journaliste et écrivain) et Alexis Bautzmann, rédacteur en chef du magazine Diplomatie.
Retrouvez Le Débat sur le site de France 24 :
http://www.france24.com/fr/20100826-debate-france-24-diplomatie-crise-quai-orsay-ambassadeurs
Rapports de forces des puissances navales en 2010
9/08/10
« On estime à 1 240 le nombre de navires de guerre opérationnels dans le monde en 2002, dont 14 % aux États-Unis (24 % pour ses alliés de l’OTAN), 11 % en Chine (26 % pour le reste de l’Asie) et 7 % en Russie). »
La carte suivante publiée dans Diplomatie hors-série n°13, présente un état des flottes en 2010. Elle est réalisée d’après les sources : Joseph Henrotin, Seapower. La puissance navale au 21e siècle, Economica, Paris, 2010 ; GlobalSecurity, RedStars, DoD.
L’océan mondial. Un défi pour la Bolivie, un enjeu pour l’humanité
4/08/10
Entretien avec Luzmila Carpio Sangüeza, ambassadrice de l’État Plurinational de Bolivie en France.
Votre pays disposait d’un accès à l’océan et les revers de l’Histoire l’en ont privé. Comment votre politique étrangère peut-elle œuvrer pour que vous puissiez de nouveau accéder à l’océan ?
Luzmila Carpio Sangüeza : La Bolivie a toujours eu accès à la mer, à l’océan Pacifique. Au moment de sa fondation en 1825, Potosi, ou l’Intendance de Potosi (jusqu’alors intégré à l’Audience de Charcas) embrassait le district d’Atacama, ainsi que toute l’immensité de sa côte.
À sa naissance, la Bolivie comptait donc avec une longue côte abritant en son sein le port de Cobija dont l’essor crut sensiblement grâce au décret du 28 décembre 1825 prononcé par Simon Bolivar, qui éleva son rang en le désignant « Port Majeur » et en le rebâtissant sous le nom de Puerto la Mar. Lors de sa fondation, la Bolivie comptait aussi avec les criques de Gatico, Guarillos, Michila Gualeguala, ainsi que d’autres moins importantes.
Ces territoires ne furent revendiqués par le Chili qu’à l’instant où l’on apprit l’importance de gisements de guano et salpêtre qu’ils abritaient, et le rôle joué par ces derniers dans l’impulsion du capitalisme mondial avec le soutien de la Couronne britannique.
La Guerre du Pacifique ne fut point un fait isolé. Elle signifiait, au contraire, l’explosion d’une série de circonstances dont l’objectif n’était autre que la ré-appropriation du contrôle économique des ex-colonies espagnoles situées au long du Pacifique par le capitalisme anglais cherchant des nouvelles formes de production, notamment agricole.
Les Roms dans le monde
4/08/10
Les rapports entre Roms et non-Roms n’ont jamais été sereins. Considérés comme intrus dès qu’ils découvrent l’Europe, faisant irruption dans des sociétés que les États tentent d’organiser et de contrôler, mobiles face à des populations fixées sur un terroir, très vite les Roms suscitent méfiance, peur, et rejet. Si le rejet est d’abord local, très vite il devient affaire d’État et des politiques globales sont développées, synonymes de négation.
Avec environ dix millions de personnes en Europe, les Roms représentent la minorité la plus importante. Ils ont une présence significative, beaucoup d’États ont moins de dix millions de citoyens, mais partout est remise en cause leur existence. Ainsi ces peuples sans terre représentent, dans certains pays d’Europe centrale et de l’Est, plus de 5 % de la population.
Retrouvez l’intégralité du dossier géopolitique sur le Sahel dans DIPLOMATIE n°41 (novembre-décembre 2009) et la cartographie des Roms en déroulant la page ci-dessous.










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