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	<title>Magazine DIPLOMATIE</title>
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	<description>Un autre regard sur le monde</description>
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		<title>Aggravation de la situation du Haut-Karabagh</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 11:57:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DIPLO</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<description><![CDATA[Entretien avec Evgeni Kirilov, député bulgare au Parlement européen et rapporteur sur le Caucase du Sud. Entretien publié dans Diplomatie n°45 sous le titre &#8220;Vers une action européenne renforcée dans le Caucase du Sud&#8221; Pourriez-vous présenter les principaux objectifs de l&#8217;Europe dans cette région ? Quelles sont les priorités de votre rapport ? Quel genre de réactions]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3204" class="wp-caption alignleft" style="width: 265px"><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/09/18-12-07-Kirilov-7.jpg"><img class="size-full wp-image-3204" title="18-12-07 Kirilov 7" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/09/18-12-07-Kirilov-7.jpg" alt="" width="255" height="169" /></a><p class="wp-caption-text">Evgeni Kirilov. (© Parlement européen)</p></div>
<p style="text-align: right;">Entretien avec Evgeni Kirilov, député bulgare au Parlement européen et rapporteur sur le Caucase du Sud. Entretien publié dans <a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=1179" target="_blank">Diplomatie n°45</a> sous le titre &#8220;Vers une action européenne renforcée dans le Caucase du Sud&#8221;</p>
<p><strong> </strong><br />
<strong>Pourriez-vous présenter les principaux objectifs de l&#8217;Europe dans cette région ? Quelles sont les priorités de votre rapport ? Quel genre de réactions avez-vous reçu de l&#8217;Arménie et l&#8217;Azerbaïdjan ?</strong><br />
Evgeni Kirilov : Le principal objectif de l&#8217;Europe dans le Caucase du Sud devrait être de participer activement à la stabilisation de la région et d&#8217;encourager l’évolution de l’Arménie, de l&#8217;Azerbaïdjan et de la Géorgie vers la stabilité et la démocratie, d’établir de bonnes relations de voisinage et de les intégrer dans les politiques de l&#8217;UE. Non seulement le Caucase du Sud se situe dans le voisinage immédiat de l’Union européenne (la Roumanie et la Bulgarie partagent avec lui une frontière maritime), mais il revêt une grande importance stratégique pour l&#8217;UE sur les plans politique, économique et sécuritaire.<br />
Par conséquent, mon rapport se concentre sur ces trois questions stratégiques pour l’Union européenne : les questions de sécurité, de progrès vers la démocratisation ainsi que les relations économiques et énergétiques entre l&#8217;UE et le Caucase du Sud.</p>
<p><span id="more-3203"></span><br />
Mon rapport, tout comme la résolution qu’il porte, et qui fut adoptée par le Parlement européen, soutient fermement l’ensemble des initiatives de l&#8217;Union européenne qui intensifient la présence européenne dans la région et en particulier la plus récente – le Partenariat oriental. Nous estimons que ce Partenariat offre un cadre utile au renforcement de la coopération, facilite l’obtention de visas dans la perspective de l’instauration d’un régime sans visas et aide à la conclusion d’accords globaux de libre-échange. Très bientôt, dès cet été, l&#8217;Union entamera également des négociations avec l&#8217;Arménie, l&#8217;Azerbaïdjan et la Géorgie afin de conclure des accords d&#8217;association – une nouvelle étape dans leur rapprochement avec l&#8217;UE.<br />
Il est dans l&#8217;intérêt vital de ces trois pays de poursuivre leurs efforts en vue d&#8217;un renforcement démocratique. La bonne gouvernance, le pluralisme politique, la primauté du droit et le respect des droits de l&#8217;Homme sont d’une importance primordiale pour orienter leurs relations futures avec l&#8217;Union. Ainsi, il faudrait que l’Union continue à leur apporter une aide financière et technique afin de promouvoir ces principes et ces processus au sein d’un cadre de conditionnalité politique.<br />
Mon rapport insiste également sur la nécessité de promouvoir la coopération économique avec l&#8217;UE. La situation du Caucase du Sud comme carrefour géostratégique majeur, le renforcement de son rôle de corridor pour les échanges d’énergie et les communications entre la Caspienne, l’Asie centrale et l’Europe, le tout étant accompagné d’une prise en compte accrue de la sécurité énergétique par l&#8217;UE, suggèrent à l’Union européenne de prendre une part plus active dans les projets énergétiques – y compris dans l&#8217;achèvement du projet de gazoduc Nabucco. Bien entendu, les questions à discuter avec les pays de la région ne doivent pas se résumer à l’énergie. Mon rapport indique également comme priorités l&#8217;établissement d&#8217;une zone de libre-échange avec ces pays et la participation de l’Arménie aux projets régionaux, qu’il s’agisse de transport ou d’énergie.<br />
Toutefois, ces politiques ambitieuses de l&#8217;Union européenne peuvent difficilement être atteintes tant que plane une ombre sur la région – celle des conflits non résolus en Géorgie et au Haut-Karabagh. Ces conflits constituent encore une sérieuse menace pour la sécurité, un grand défi pour la stabilité politique des pays et se posent comme le principal obstacle au développement économique et social. C&#8217;est pourquoi la résolution du Parlement européen leur accorde une attention toute particulière.<br />
La guerre de 2008 en Géorgie nous a fait comprendre qu’il fallait que l&#8217;UE joue un rôle plus actif dans la région, notamment en ce qui concerne la prévention et la gestion des conflits. Elle a mis en évidence les risques qu’il y avait à permettre à ces conflits de resurgir, les coûts humains et politiques des tentatives de résolution militaire et la vulnérabilité des investissements et des projets visant à diversifier l&#8217;approvisionnement énergétique de l&#8217;Europe. Toutefois, ce conflit a également montré que l&#8217;UE était capable de réagir de manière adéquate et rapide pour peu que s’exerce une volonté politique – en la matière la présidence française a montré un bon exemple. Il est devenu évident que tôt ou tard, l&#8217;Union aurait un rôle à jouer lorsque des conflits la concernent. Pour éviter une autre tragédie, il est préférable que l’engagement européen se produise plus en amont. Il est donc essentiel pour l&#8217;UE d&#8217;assumer son rôle dans la résolution pacifique de ces conflits du Caucase du Sud, afin de garantir à long terme la stabilité dans son voisinage oriental et de réussir à mettre en œuvre ses politiques. L&#8217;UE est un partenaire désiré dans la région, dont la force réside dans son « <em>soft power </em>».<br />
Dans le cas en particulier du conflit du Haut-Karabagh, l&#8217;UE est un acteur extérieur dont la présence ne soulève pas de controverse et qui est accepté par les deux parties. Toutefois à ce jour, l&#8217;Union n&#8217;a pas joué de rôle actif sous la forme d’une résolution – laquelle est un préalable essentiel au démarrage du dialogue et de la coopération régionale entre l&#8217;Arménie et l&#8217;Azerbaïdjan. Sans une résolution européenne, l&#8217;Arménie continuera à souffrir de son isolement régional et l&#8217;Azerbaïdjan à supporter les coûts humains du <em>statu quo</em>. Et les deux pays continueront à dépenser d&#8217;énormes ressources à leur réarmement plutôt qu’à leur développement.<br />
Les choses ont évolué dans le bon sens : la position de l&#8217;UE s’est modifiée et, la semaine passée, la Commission européenne a lancé son premier programme pour le Haut-Karabagh. Ce dernier se concentre sur l’essentiel dans cette région – la confiance et la tolérance mutuelle. La résolution du Parlement européen invite également la Commission à étudier les possibilités de lancer des programmes de diffusion d&#8217;informations dans le Haut-Karabagh et de renforcement des contacts interpersonnels entre les communautés en conflit. La situation des personnes déplacées reste également un sujet grave et notre résolution reconnaît la nécessité pour l&#8217;Union européenne de participer activement (voire de les diriger) aux efforts internationaux destinés à la réhabilitation et à la reconstruction, en initiant des projets générateurs de revenus, qui prévoient l&#8217;intégration socio-économique des personnes déplacées et des rapatriés et en soutenant les projets de la société civile qui favorisent la réconciliation.<br />
Grâce à tous ces efforts et à ses propres leçons de l’Histoire, l&#8217;Union européenne devrait avoir pour principale préoccupation de tenter de convaincre les dirigeants et les populations de la région qu’il faut soutenir les initiatives de paix, et non les menaces et les tensions. Il faut leur montrer qu&#8217;ils peuvent vivre ensemble dans la paix et la prospérité, qu&#8217;ils peuvent rétablir de bonnes relations et une confiance qui ont déjà existé par le passé.<br />
Sur les réactions que mon rapport a suscitées tant en Arménie qu&#8217;en Azerbaïdjan, je peux dire qu’elles furent globalement positives. Il y a eu quelques erreurs d&#8217;interprétation en Arménie au sujet de paragraphes distincts du rapport, qui ont été lus séparément du contexte et utilisés à des fins de politique intérieure, mais la réaction de la diaspora arménienne, en particulier, a été plutôt favorable. Je suis convaincu que cette résolution est à terme dans le meilleur intérêt des peuples arménien et azerbaïdjanais. J&#8217;ai également reçu un retour très positif de la part d’un certain nombre d&#8217;experts internationaux et d’organisations fortement impliquées dans le Caucase du Sud.<br />
La résolution décrit les besoins et souligne les éléments fondamentaux pour une stratégie globale de l&#8217;UE dans la région, ce qui fait d’elle un document précieux pour l&#8217;Union européenne. Elle a été adoptée à une écrasante majorité, à la fois par la  commission des Affaires étrangères et par tous les groupes politiques lors de la séance plénière.</p>
<p><strong>Tout récemment, des actes très dangereux ont rompu le cessez-le-feu : certains observateurs pensent que la situation est maintenant très critique et que les deux pays préparent une nouvelle « guerre » (compte tenu des transferts d’armements, <em>etc.</em>). Qu&#8217;en pensez-vous ?</strong><br />
Voilà exactement ce que le Parlement européen considère comme « un <em>statu quo </em>dangereux ». Il existe un risque permanent d&#8217;escalade de la tension et il faut prendre des mesures rapides, y compris au nom de l&#8217;UE en faveur d’une résolution pacifique du conflit. Après tout, si quelque chose arrive, ce sera de nouveau à l&#8217;Union européenne d’assumer la charge de la gestion post-conflit et la lourde tâche d’avoir à expliquer aux citoyens européens comment l’Union a échoué à empêcher un autre conflit violent. Je pense que c’est inacceptable, compte tenu des leçons que l’Union européenne doit tirer des conflits des Balkans et de Géorgie. Je suis convaincu qu’il faut que l&#8217;UE joue un rôle de premier plan dans la promotion de la confiance entre les parties au conflit. Mais je crois fermement que l&#8217;avenir de la région réside dans la capacité des dirigeants politiques et des populations des trois pays à créer un climat plus tolérant, à soutenir les initiatives de paix et à promouvoir la réconciliation. Ce n’est pas chose facile pour les acteurs politiques actuels, mais il faut bien que quelqu’un d’audacieux le fasse.</p>
<p><strong>Peut-on dire qu&#8217;une telle situation est la conséquence directe d&#8217;une année d&#8217;efforts diplomatiques pour mettre fin à la crise entre la Turquie et l&#8217;Arménie ?</strong><br />
Je pense qu&#8217;il est juste de dire que la situation est le fruit de décennies d&#8217;actions diplomatiques et politiques stériles et que personne n&#8217;a grand-chose à gagner de cette situation. Les grands perdants, toutefois, sont à la fois les personnes vivant dans le Haut-Karabagh et toutes les personnes déplacées qui ont dû quitter leurs maisons sans espoir et en tirant un trait sur leur passé. Ces gens sont condamnés à l&#8217;isolement, à la pauvreté et au manque de perspectives de mener un jour une vie décente et paisible. Et il est grand temps que ces personnes soient placées au centre des efforts de paix.</p>
<p><strong>En ce qui concerne la situation dans le Caucase du Sud, quelles devraient être les priorités pour sauver les efforts de paix ? Et quels pays ou organisations sont aujourd’hui en mesure de conduire une action efficace ?</strong><br />
Je pense que j&#8217;ai déjà répondu indirectement à cette question. Mais pour résumer, il faudrait que le Groupe de Minsk puisse achever ses travaux. C’était en bonne voie l’an passé et il ne faudrait pas que cette dynamique se perde. Le Parlement européen estime qu’il est important de revaloriser le rôle de l&#8217;Union au sein du Groupe de Minsk.<br />
L&#8217;Union européenne a toujours soutenu et continuera à soutenir le Groupe de Minsk afin de parvenir à une solution globale. En tant que co-président, la France a déployé beaucoup d&#8217;efforts et d&#8217;énergie positive dans ce processus. Mais si l&#8217;Union prend au sérieux le rôle, nouveau et plus actif, qu’elle doit jouer sur le plan de la politique étrangère (tel qu’il lui est confié par le traité de Lisbonne), elle devra accorder aux Français un mandat de l’UE pour cette co-présidence. Cette idée a été soutenue à l&#8217;unanimité par l’ensemble des groupes politiques du Parlement européen et constitue désormais l’une des principales recommandations de la résolution. J&#8217;espère que celle-ci sera prise en compte par les institutions compétentes. À l&#8217;heure actuelle, l&#8217;Union européenne sera très probablement l&#8217;élément principal d&#8217;une force internationale de paix déployée au Haut-Karabagh, dès qu’une solution politique sera trouvée, car il est dans l&#8217;intérêt de la population du Haut-Karabagh de recevoir des garanties de sécurité suffisantes.<br />
L&#8217;Union européenne a les moyens, elle a l&#8217;expérience et plus important encore, elle est reconnue comme intègre par les deux parties pour aider à résoudre ce conflit.</p>
<p style="text-align: right;">Propos recueillis le 16 juin 2010 par Sophie Clairet</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p style="text-align: left;">Lire l&#8217;intégralité du dossier de 14 pages dans Diplomatie n°45. Disponible à la commande sur : <a href="http://www.geostrategique.com/" target="_blank">www.geostrategique.com</a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #800000;">Publié dans le magazine <a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=1179" target="_blank">DIPLOMATIE N°45</a></span><span style="color: #800000;"> (juillet-août 2010). Tous droits réservés.<br />
Aucune reproduction n’est autorisée sans l’autorisation de l’éditeur (Areion Group).</span></p>
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		<title>Diplomatie n°46</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 19:40:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DIPLO</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Par sommaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Quai d’Orsay est touché par la crise. En 2003, la première grève dans l’histoire de cette vénérable institution portait la grogne de son personnel face aux coupes sombres opérées dans le budget du ministère. Sept ans plus tard, deux anciens ministres des Affaires étrangères, Hubert Védrine et Alain Juppé, prennent la plume dans un]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D46_COUVweb_72dpi.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3193" style="margin: 10px;" title="D46_COUVweb_72dpi" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D46_COUVweb_72dpi-230x300.jpg" alt="" width="161" height="210" /></a>Le Quai d’Orsay est touché par la crise. En 2003, la première grève dans l’histoire de cette vénérable institution portait la grogne de son personnel face aux coupes sombres opérées dans le budget du ministère. Sept ans plus tard, deux anciens ministres des Affaires étrangères, Hubert Védrine et Alain Juppé, prennent la plume dans un grand quotidien national pour interpeller l’opinion publique (1). Certes, la crise économique requiert quelques économies. Mais faut-il pour autant supprimer au ministère des Affaires étrangères trois emplois sur quatre départs en retraite, soit plus que la règle générale d’un sur deux, d’ici 2013 ? La diminution des moyens implique-t-elle une réorientation des ambitions internationales de la France ? En toute logique, l’intendance doit s’adapter aux choix politiques et non les précéder. Dès lors, une question se pose : la France a-t-elle revu sa politique étrangère ? Si tel n’est pas le cas, quelle est la situation de son outil diplomatique, à l’heure où le chef de l’État annonce devoir réaliser 10 milliards d’euros d’économie d’ici 2012 ?<br />
Face à la multiplication des écrits pointant l’affaiblissement du Quai d’Orsay, <em>Diplomatie</em> a choisi d’éclairer le débat. Le temps n’est pas à la polémique, car c’est en réalité une remise en cause fondamentale de ses missions que s’apprête à connaître le Quai d’Orsay. Aux coupes sombres s’ajoute en effet le déploiement effectif du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) prévu par le traité de Lisbonne. L’Union européenne commencera à déployer cet outil diplomatique à partir de décembre 2010. Il reste quelques semaines à la France pour conforter ses diplomates, affûter ses outils et préparer ses dossiers. Car le renforcement diplomatique – espéré – de l’Europe ne fera pas disparaître pour autant les rapports de force entre États membres de l’UE, et dans de nombreux endroits du monde, ces derniers se révèlent davantage concurrents que partenaires…</p>
<p>(1) « Cessez d’affaiblir le Quai d’Orsay ! », <em>Le Monde</em>, 6 juillet 2010.</p>
<p><span id="more-3192"></span></p>
<p><strong>Focus </strong><br />
Chronologie Juin-juillet 2010<br />
Chronologie Juillet-août 2010<br />
Focus Actualités internationales<br />
Iran : Une attaque imminente ?, par Pierre Piccinin, professeur d’histoire et de sciences politiques, école européenne de Bruxelles-I.<br />
Tableau de bord Trafics et flux illégaux internationaux<br />
Focus Premiers constats sur un été russe catastrophique<br />
Focus Rapport de force des puissances navales</p>
<p><strong>Points chauds</strong><br />
Reconquête des espaces hydriques continentaux en Afrique de l’Ouest, par Frank Ebogo, chercheur associé au Centre de Recherches d’études Politiques et Stratégiques (CREPS) / Université de Yaoundé II-Soa (Cameroun).<br />
Rapprochement franco-brésilien. Une relation stratégique au-delà d’un partenariat militaire ?, par Bruno Muxagato, doctorant en Relations internationales (université de Cergy-Pontoise/université de Brasilia) et enseignant à l’université de Paris III Sorbonne Nouvelle. Membre du Collège doctoral franco-brésilien.<br />
Portfolio L’enjeu spatial</p>
<p><strong>Dossier Quai d’Orsay : une diplomatie en danger ?</strong><br />
Grande ambition, petit ministère, par Franck Renaud, journaliste, auteur de <em>Les Diplomates. Derrière la façade des ambassades de France</em>, Nouveau Monde éditions, Paris, juin 2010, 394 p.<br />
Enquête sur les ambassades et les diplomates, entretien avec Franck Renaud<br />
« La diplomatie française s’adaptera, mais l’intendance doit suivre », entretien avec André Janier diplomate français, ambassadeur à Abidjan et à Monrovia (2005-2009).<br />
Atlas de l’influence française dans le monde</p>
<p><strong>Géopolitique </strong><br />
Tableau de bord La puissance chinoise<br />
Tableau de bord La puissance indienne<br />
« Chindia ». Une relation complexe, par Tanguy Struye de Swielande, professeur à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, aux Facultés universitaires catholiques de Mons et coordinateur de la Chaire InBev Baillet-Latour, programme « Union européenne-Chine ».</p>
<p><strong>Stratégies</strong><br />
Focus OTAN : 28 États membres, un budget de 1 735 000 000 €, 12 500 soldats… Pour quoi faire ?<br />
Cartographie L’Ukraine partagée entre l’Euramérique et l’Eurussie<br />
Dimension de sécurité. Regard d’Ukraine, entretien avec Oleksandr Kupchyshyn, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Ukraine en France.</p>
<p><strong>Environnement</strong><br />
Les Éthiopiens ont-ils mangé leurs forêts ?, par Alain Gascon, professeur à l’Institut français de géopolitique de l’université Paris 8, chargé de cours à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales).</p>
<p><strong>Alertes de sécurité</strong><br />
Cartographie Alertes de sécurité dans le monde</p>
<p><strong>Lectures</strong></p>
<p>Diplomatie n° 46, AREION Group/Capri, Paris, septembre-octobre 2010. 92 pages,<br />
23 x 30 cm, broché (6,70 €)</p>
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		<title>Diplomatie française&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 16:32:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rendez-vous sur France 24 à 19 h 10 ce 25 août pour suivre Le Débat animé par Antoine Cormery, qui a reçu Roland Dumas (ancien ministre des Affaires étrangères), Axel Poniatowski (député UMP du Val-d&#8217;Oise et président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée Nationale), Dominique Bromberger (journaliste et écrivain) et Alexis Bautzmann, rédacteur en chef du]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rendez-vous sur France 24 à 19 h 10 ce 25 août pour suivre L<em>e Débat</em> animé par Antoine Cormery, qui a reçu Roland Dumas (ancien ministre des Affaires étrangères), Axel Poniatowski (député UMP du Val-d&#8217;Oise et président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée Nationale), Dominique Bromberger (journaliste et écrivain) et Alexis Bautzmann, rédacteur en chef du magazine <em>Diplomatie</em>.</p>
<p>Retrouvez <em>Le Débat</em> sur le site de France 24 :<br />
<a href="http://www.france24.com/fr/20100826-debate-france-24-diplomatie-crise-quai-orsay-ambassadeurs" target="_blank">http://www.france24.com/fr/20100826-debate-france-24-diplomatie-crise-quai-orsay-ambassadeurs</a></p>
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		<title>Rapports de forces des puissances navales en 2010</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 22:16:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DIPLO</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« On estime à 1 240 le nombre de navires de guerre opérationnels dans le monde en 2002, dont 14 % aux États-Unis (24 % pour ses alliés de l&#8217;OTAN), 11 % en Chine (26 % pour le reste de l&#8217;Asie) et 7 % en Russie). » La carte suivante publiée dans Diplomatie hors-série n°13, présente]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« On estime à 1 240 le nombre de navires de guerre opérationnels dans le monde en 2002, dont 14 % aux États-Unis (24 % pour ses alliés de l&#8217;OTAN), 11 % en Chine (26 % pour le reste de l&#8217;Asie) et 7 % en Russie). »<br />
La carte suivante publiée dans <a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=2897" target="_blank">Diplomatie hors-série n°13</a>, présente un état des flottes en 2010. Elle est réalisée d&#8217;après les sources : <a href="http://www.dsi-presse.com/" target="_blank">Joseph Henrotin</a>, <em>Seapower. La puissance navale au 21<sup>e</sup> siècle</em>, Economica, Paris, 2010 ; GlobalSecurity, <a href="http://www.red-stars.org/" target="_blank">RedStars</a>, DoD.</p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3163"></span><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/DHS13-PuissanceNavale-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3164" title="DHS13-PuissanceNavale-1" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/DHS13-PuissanceNavale-1.jpg" alt="" width="454" height="306" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/DHS13-PuissanceNavale-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3168" title="DHS13-PuissanceNavale-2" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/DHS13-PuissanceNavale-2.jpg" alt="" width="459" height="170" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;">Publié dans le magazine </span><a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=2897" target="_blank"><span style="color: #800000;">DIPLOMATIE HORS-SERIE n°13</span></a><span style="color: #800000;"> (août-septembre 2010). Tous droits réservés.<br />
Aucune reproduction n’est autorisée sans l’autorisation de l’éditeur (Areion Group).</span></p>
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		<title>L’océan mondial. Un défi pour la Bolivie, un enjeu pour l’humanité</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 21:48:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DIPLO</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entretien avec Luzmila Carpio Sangüeza, ambassadrice de l’État Plurinational de Bolivie en France. Votre pays disposait d’un accès à l’océan et les revers de l’Histoire l’en ont privé. Comment votre politique étrangère peut-elle œuvrer pour que vous puissiez de nouveau accéder à l’océan ? Luzmila Carpio Sangüeza : La Bolivie a toujours eu accès à la]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/Article-photo-032.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3097" style="margin: 10px;" title="Article photo 03" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/Article-photo-032-300x199.jpg" alt="" width="240" height="159" /></a>Entretien avec Luzmila Carpio Sangüeza, ambassadrice de l’État Plurinational de Bolivie en France.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong> </strong><br />
<strong>Votre pays disposait d’un accès à l’océan et les revers de l’Histoire l’en ont privé. Comment votre politique étrangère peut-elle œuvrer pour que vous puissiez de nouveau accéder à l’océan ?</strong><br />
Luzmila Carpio Sangüeza : La Bolivie a toujours eu accès à la mer, à l’océan Pacifique. Au moment de sa fondation en 1825, Potosi, ou l’Intendance de Potosi (jusqu’alors intégré à l’Audience de Charcas) embrassait le district d’Atacama, ainsi que toute l’immensité de sa côte.<br />
À sa naissance, la Bolivie comptait donc avec une longue côte abritant en son sein le port de Cobija dont l’essor crut sensiblement grâce au décret du 28 décembre 1825 prononcé par Simon Bolivar, qui éleva son rang en le désignant « Port Majeur » et en le rebâtissant sous le nom de Puerto la Mar. Lors de sa fondation, la Bolivie comptait aussi avec les criques de Gatico, Guarillos, Michila Gualeguala, ainsi que d’autres moins importantes.<br />
Ces territoires ne furent revendiqués par le Chili qu’à l’instant où l’on apprit l’importance de gisements de guano et salpêtre qu’ils abritaient, et le rôle joué par ces derniers dans l’impulsion du capitalisme mondial avec le soutien de la Couronne britannique.<br />
La Guerre du Pacifique ne fut point un fait isolé. Elle signifiait, au contraire, l’explosion d’une série de circonstances dont l’objectif n’était autre que la ré-appropriation du contrôle économique des ex-colonies espagnoles situées au long du Pacifique par le capitalisme anglais cherchant des nouvelles formes de production, notamment agricole.</p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-3091"></span></p>
<div id="attachment_3094" class="wp-caption alignleft" style="width: 203px"><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/1879_BOLIVIE-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-3094 " src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/1879_BOLIVIE-2-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Frontières de Bolivie, du Pérou, du Chili et d’Argentine avant et après la guerre du Pacifique (1879).Les hachures vertes représentent les territoires perdus par la Bolivie en 1879.</p></div>
<p>Il est connu que l’Europe entra dès 1850 dans une période décisive de prospérité dont l’Angleterre brandissait le drapeau de chef de file. à ce processus, s’ajoutait le prestige conféré par ses récentes possessions coloniales dans différentes régions du monde.<br />
On découvrit les diverses vertus du guano bolivien (et péruvien), en tant qu’engrais de qualité, ces propriétés étant d’une qualité supérieure à celui des autres régions du monde. Cette découverte a influencé les courants théoriques qui commencèrent à réfuter les théories de Malthus sur la pénurie d’aliments par rapport à la croissance de la population mondiale. La demande s’est multipliée, ainsi que l’appétit des investisseurs, des concessionnaires, l’intensité des ambitions et des capitaux britanniques sous la forme d’investissements anglo-chiliens qui participaient à l’exploitation du salpêtre et du guano sur tout le littoral bolivien.<br />
En concordance avec cette pression accrue, l’habile diplomatie chilienne a réussi à créer un conflit frontalier qui a débouché sur d’innombrables négociations diplomatiques afin de définir la limite frontalière exacte. La même qui, après de nombreuses négociations fut définie sur le parallèle 24, mais avec un système de partage des revenus du guano et du salpêtre qui a causé par la suite d’importants préjudices à la Bolivie et a favorisé l’invasion chilienne de février 1879. La même qui a débouché sur la guerre du Pacifique avec les conséquences néfastes de la perte de l’accès à la mer pour la Bolivie et tout ce que cela implique.<br />
Le traité de paix ne fut signé qu’en 1904 et à ce moment-là, il était le seul « choix » possible pour le gouvernement libéral bolivien qui l’a signé, car cela signifiait la survie de l’État bolivien mais d’un État défavorisé et amputé de ses territoires originels.<br />
En 1929, le Chili et le Pérou signèrent un traité qui fit barrage à la Bolivie, pour toutes les possibilités de négociations avec le Chili ou avec le Pérou, car il conditionnait la négociation de tout type de cession de territoires à l’acceptation de l’autre État partie. Chaque fois que la diplomatie bolivienne a avancé dans les négociations pour obtenir un retour à la mer, ce traité s’est transformé en obstacle majeur qu’il fallait vaincre.<br />
Toutefois, depuis lors, il n’y a pas eu un seul jour, une seule minute où le pays n’ait pas réclamé la solution à ce problème, cause principale du retard bolivien. Notre revendication maritime fait partie de notre texte constitutionnel, fixe les paramètres de notre politique étrangère, indiquant clairement que celle-ci doit répondre et satisfaire les fins poursuivies par l’État sur la base de notre souveraineté et de la défense de nos intérêts.<br />
L’État Plurinational de Bolivie revendique incessamment sa souveraineté sur son espace maritime dépossédé, tel qu’il existait lors de son indépendance en 1825.<br />
D’autre part, la Bolivie ayant adopté dans ladite nouvelle Constitution la paix comme valeur suprême et condition de développement et d’évolution, la résolution du différend maritime avec le Chili doit se faire de manière pacifique et sous l’angle de l’exercice légitime de notre souveraineté.<br />
Le rapprochement entre le président M. Evo Morales et l’ancienne présidente du Chili, Mme Bachelet, est un tournant important dans l’histoire des relations avec notre pays voisin, puisque les deux chefs d’État ont souscrit une feuille de route intitulée « Agenda des 13 points », où la revendication maritime est reconnue, pour la première fois par le Chili, comme étant un problème en attente de résolution.<br />
Cette feuille de route fait partie de l’ordre du jour des réunions bilatérales qui se déroulent en ce moment entre la vice-ministre des Affaires étrangères de Bolivie, Monica Soriano et le sous-secrétaire des Affaires étrangères du Chili, M. Fernando Schmidt (1).<br />
Le gouvernement bolivien reste optimiste et à la fois prudent quant à l’issue favorable de ces pourparlers.</p>
<p><strong>Les océans constituent en effet un bien pour l’humanité tout entière : quelles devraient être les priorités de diplomatie maritime et de gestion des océans ?</strong><br />
Les océans font partie de la Terre-Mère, et pour les peuples autochtones ils sont connus comme le « Grand Lac », qui nous donne ses fruits, Mama Qocha, la Mère Mer en langue quechua. Ceux-ci constituent l’un des principaux écosystèmes et sont appelés à être protégés pour la diversité qui fait leur richesse et leur rôle prépondérant dans la régulation du climat.<br />
L’État Plurinational de Bolivie pratique une diplomatie axée sur le concept du « vivre bien » ou Suma Qamaña, Sumaq Kawsay – respectivement en langue aymara et quechua. Ce concept inscrit dans sa nouvelle Constitution, en vigueur depuis le 7 février 2009, fait référence au besoin d’agir pour rétablir l’équilibre et l’harmonie dans les rapports entre l’être humain et la nature avec ses divers écosystèmes, dont les océans.<br />
Cette pensée, et philosophie de vivre, part d’un constat et d’une critique vis-à-vis du système économique et politique actuel qui se fondent sur le profit à outrance, sur la concurrence effrénée, la surexploitation des ressources naturelles et le piétinement d’autrui, sans prise en compte des droits des futures générations ni de ceux de la Terre-Mère, Pachamama.<br />
Le gouvernement bolivien est très inquiet du manque de volonté politique qui s’est vu reflété lors du Sommet de Copenhague et du déficit démocratique dans certaines enceintes des Nations Unies, qui évitent de prendre des décisions et d’entreprendre des actions urgentes pour écarter, ou tout au moins, minorer les graves conséquences du changement climatique que nous commençons à ressentir.<br />
Face à cet échec des dirigeants, et en particulier de certains chefs d’État des pays occidentaux les plus pollueurs au monde, le président de l’État Plurinational de Bolivie, M. Evo Morales a convoqué au mois d’avril, à Cochabamba, en Bolivie, une première Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre-Mère (CMPCC) (2).<br />
L’appel présidentiel à cette conférence mondiale a reçu le soutien de 35 000 personnes provenant des quatre coins du monde, lesquelles ont participé activement dans un exercice démocratique <em>sui generis</em> à l’élaboration de l’« Accord des Peuples » et au projet de « Déclaration universelle des Droits de la Terre-Mère », qui sont des documents contenant des propositions et solutions concrètes face au changement climatique et à la préservation de notre biodiversité, dont celle des océans.<br />
La récente création du Réseau Interparlementaire sur le Changement Climatique en France est une démonstration de solidarité entre les peuples sur un sujet qui concerne toute l’humanité et la planète, mais aussi d’action dans l’urgence sur tous les fronts. C’est ce qu’ont compris les sénateurs français, Jean Desessard (Les Verts), Michelle Demessine (PCF) et la députée Martine Billard (PG), provenant de diverses organisations politiques, qui souhaitent, tout comme les participants à la conférence mondiale de Tiquipaya et le gouvernement bolivien, que s’engage un large débat, sérieux et cohérent durant les diverses réunions préparatoires du prochain Sommet sur le Changement Climatique qui aura lieu à Cancun-Mexique à la fin de cette année. La gestion des océans ne peut être dissociée d’une analyse globale, d’une action globale et d’un changement radical dans nos comportements et responsabilités en tant qu’États, entreprises multinationales, collectivités, communautés et individus.<br />
La Bolivie peut et souhaite y contribuer avec les savoirs ancestraux de ses peuples autochtones qui ont toujours réussi à maintenir ce fragile équilibre entre l’être humain et la nature – et cela indépendamment du fait de ne pas avoir accès à la mer, temporairement.</p>
<p><strong>Votre pays entretient une flotte sur le lac Titicaca. Quelles sont vos priorités en matière de diplomatie maritime ?</strong><br />
Le lac Titicaca est le lac le plus haut au monde et c’est aussi l’espace de partage de nos frontières avec le Pérou. Ce qui explique l’entretien d’une flotte sur le lac Titicaca, mais aussi tout au long des différents grands et larges fleuves qui séparent notre pays du Pérou et du Brésil, en particulier. Divers accords ont été signés avec des pays comme le Paraguay et l’Uruguay pour nous faciliter l’accès à l’océan Atlantique, pour faciliter nos exportations à travers leurs fleuves et rivières en échange de l’approvisionnement en gaz, dont nous sommes le deuxième producteur en Amérique du Sud, après le Vénézuéla.<br />
Mais, comme cela a été évoqué plus haut, en matière de diplomatie maritime, nos deux priorités sont, entre autres, notre revendication à l’accès à la mer, ainsi qu’à notre espace maritime originel, comme un droit inaliénable et imprescriptible, qui en plus, fait partie d’un mandat de notre nouvelle Constitution prescrit aux articles 267 et 255, ainsi que la défense de notre biodiversité océanique dans le cadre des droits de la Terre-Mère et de tous ces écosystèmes, entendu comme un tout interdépendant.<br />
Nous gardons l’espoir qu’un jour les mouettes nous amèneront la bonne nouvelle avec leur chant&#8230;</p>
<p><strong>Notes :</strong><br />
(1) Pourparlers entamés le 12 juillet (NdlR).<br />
(2) http://cmpcc.org/</p>
<p><span style="color: #800000;">Publié dans le magazine <a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=2897" target="_blank">DIPLOMATIE HORS-SERIE n°13</a> (août-septembre 2010). Tous droits réservés.<br />
Aucune reproduction n’est autorisée sans l’autorisation de l’éditeur (Areion Group).</span></p>
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		<title>Les Roms dans le monde</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 16:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DIPLO</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les rapports entre Roms et non-Roms n’ont jamais été sereins. Considérés comme intrus dès qu’ils découvrent l’Europe, faisant irruption dans des sociétés que les États tentent d’organiser et de contrôler, mobiles face à des populations fixées sur un terroir, très vite les Roms suscitent méfiance, peur, et rejet. Si le rejet est d’abord local, très]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/Roma_flag.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3064" title="Roma_flag" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/Roma_flag.jpg" alt="" width="198" height="132" /></a>Les rapports entre Roms et non-Roms n’ont jamais été sereins. Considérés comme intrus dès qu’ils découvrent l’Europe, faisant irruption dans des sociétés que les États tentent d’organiser et de contrôler, mobiles face à des populations fixées sur un terroir, très vite les Roms suscitent méfiance, peur, et rejet. Si le rejet est d’abord local, très vite il devient affaire d’État et des politiques globales sont développées, synonymes de négation.</p>
<p>Avec environ dix millions de personnes en Europe, les Roms représentent la minorité la plus importante. Ils ont une présence significative, beaucoup d’États ont moins de dix millions de citoyens, mais partout est remise en cause leur existence. Ainsi ces peuples sans terre représentent, dans certains pays d’Europe centrale et de l’Est, plus de 5 % de la population.</p>
<p>Retrouvez l’intégralité du dossier géopolitique sur le Sahel dans <a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=573#more-573" target="_blank">DIPLOMATIE n°41</a> (novembre-décembre 2009) et la cartographie des Roms en déroulant la page ci-dessous.</p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-3057"></span><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D41-TDB-ROMS-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3060" title="D41-TDB ROMS-3" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D41-TDB-ROMS-3.jpg" alt="" width="454" height="572" /></a></p>
<p><span style="color: #800000;">Publié dans le magazine </span><a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=573" target="_blank"><span style="color: #800000;">DIPLOMATIE n°41</span></a><span style="color: #800000;"> (novembre-décembre 2009). Tous droits réservés.<br />
Aucune reproduction n’est autorisée sans l’autorisation de l’éditeur (Areion Group).</span></p>
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		<title>Le Sahel sous tension</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 11:17:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La multiplication des enlèvements d’Occidentaux depuis décembre 2008 dans la région du Sahel, l’accroissement des trafics illégaux, notamment de cocaïne, l’activisme de diverses rébellions fragilisant les États, la montée des tensions au Darfour après le lancement d’un mandat d’arrêt le 4 mars 2009 par la Cour pénale internationale (CPI) contre le chef de l’État soudanais,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--><span style="font-family: Calibri,Verdana,Helvetica,Arial;"><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/shutterstock_24525787-2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3028" style="margin: 10px;" title="shutterstock_24525787-2" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/shutterstock_24525787-2.jpg" alt="" width="178" height="99" /></a>La multiplication des enlèvements d’Occidentaux depuis décembre 2008 dans la région du Sahel, l’accroissement des trafics illégaux, notamment de cocaïne, l’activisme de diverses rébellions fragilisant les États, la montée des tensions au Darfour après le lancement d’un mandat d’arrêt le 4 mars 2009 par la Cour pénale internationale (CPI) contre le chef de l’État soudanais, Omar Al- Bachir, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le jeu des acteurs régionaux et internationaux se répercutant sur les fragiles équilibres internes sont autant de facteurs devant focaliser la vigilance des pays maghrébins et européens. (&#8230;) Dans ce contexte global, le Sahel, inscrit dans la dynamique complexe et incertaine d’un monde non stabilisé, tendu par la recherche de nouveaux paradigmes, cristallise un faisceau de facteurs potentiellement crisogènes pouvant, par combinaison, déboucher sur des conflits fortement déstabilisateurs, à l’image du conflit du Darfour au Soudan. (&#8230;) En effet, espace tampon, mais surtout espace de jonction et d’échanges, difficilement contrôlable, l’arc sahélien développe une conflictualité endémique sur laquelle les différents acteurs ont peu de prise. Le champ sahélien n’obéit pas à un système de forces homogène. Il reste incapable de s’autoréguler, de parvenir à une certaine stabilité autour d’un point d’équilibre : l’exacerbation des antagonismes menace la carte politique régionale.</span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Calibri,Verdana,Helvetica,Arial;">Retrouvez l’intégralité du dossier géopolitique sur le Sahel dans <a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=324" target="_blank">DIPLOMATIE n°38</a> (mai-juin 2009).</span></span><span style="font-size: x-small;"> Cliquer sur &#8220;LA SUITE&#8221; pour visualiser le tableau de bord “Le Sahel en quelques chiffres&#8221; et “Enjeux et richesses du Sahel&#8221;.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Calibri,Verdana,Helvetica,Arial;"><span id="more-3021"></span><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D38-TDB-Sahel-1-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3031" title="D38-TDB Sahel-1-2" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D38-TDB-Sahel-1-2.jpg" alt="" width="470" height="596" /></a></span></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Calibri,Verdana,Helvetica,Arial;"><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D38-TDB-Sahel-2-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3032" title="D38-TDB Sahel-2-2" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/08/D38-TDB-Sahel-2-2.jpg" alt="" width="470" height="596" /></a><br />
</span></span></p>
<p><span style="font-family: Calibri,Verdana,Helvetica,Arial;"><br />
<span style="font-size: x-small;"><span style="color: #800000;">Publié dans le magazine </span></span></span><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Calibri,Verdana,Helvetica,Arial;"><span style="color: #800000;"> </span><span style="color: #800000;"><a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=324" target="_blank">DIPLOMATIE n°38</a></span><span style="color: #800000;"> (mai-juin 2009)</span></span></span><span style="font-family: Calibri,Verdana,Helvetica,Arial;"><span style="font-size: x-small;"><span style="color: #800000;">. Tous droits réservés. Aucune reproduction n’est autorisée sans l’autorisation de l’éditeur (Areion Group).</span></span></span> <!--EndFragment--></p>
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		<title>Empires et nouvelles puissances</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 19:53:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DIPLO</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Gérard Chaliand, géopolitologue, spécialiste des conflits armés et poète. Est également conseiller auprès du Centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères français depuis 1984. Il est régulièrement professeur invité dans de nombreuses universités étrangères (Harvard, Montréal, Berkeley…). Un empire est un État qui, fort de sa puissance, pratique un expansionnisme territorial]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<div id="attachment_2848" class="wp-caption alignleft" style="width: 293px"><em><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/shutterstock_51573535.jpg"><img class="size-full wp-image-2848" title="shutterstock_51573535" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/shutterstock_51573535.jpg" alt="" width="283" height="189" /></a></em><p class="wp-caption-text">Coeur de l’Empire chinois, devenue haut lieu touristique, la Cité interdite garde aujourd’hui sa valeur symbolique de puissance en accueillant le portrait du Grand Timonier, Mao Zedong. (© gregs)</p></div>
<p><em>Par Gérard Chaliand, géopolitologue, spécialiste des conflits armés et poète.<br />
Est également conseiller auprès du Centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères<br />
français depuis 1984. Il est régulièrement professeur invité dans de nombreuses universités étrangères<br />
(Harvard, Montréal, Berkeley…).</em></p>
<p style="text-align: left;">Un empire est un État qui, fort de sa puissance, pratique un expansionnisme territorial aussi large que possible en dominant des populations aux origines ethniques ou religieuses différentes. On peut considérer le XXe siècle comme celui de la disparition de la plupart des empires territoriaux, le dernier en date étant l’URSS.</p>
<p><span id="more-2846"></span></p>
<p><strong>Le rapport des empires à la puissance</strong><br />
Reste la Chine. Traditionnellement impériale, elle contrôle, depuis des siècles, le Xinjiang, le Tibet, la Mongolie intérieure qui constituent des territoires considérables, bien que fort peu peuplés. Les Chinois représentent plus de 90 % de la population totale. L’Iran est, toute proportion gardée, dans une situation comparable, mais les Persans ne représentent pas 50 % de la population iranienne (Azéris, Kurdes, Baloutches, etc.). Le Shah n’était-il pas empereur ?<br />
Le dernier souverain d’Éthiopie, destitué en 1974, régnait également sur un empire constitué à la fin du XIXe siècle, à partir de l’Abyssinie chrétienne et qui, grâce à Ménélik Ier (mort en 1913) a triplé son territoire au détriment, entre autres, de la Somalie.<br />
Les États-Unis ne sont pas un empire au sens classique, Raymond Aron parlait justement de « république impériale ». Celle-ci, une fois atteinte sa frontière du Pacifique, était surtout préoccupée de la liberté des mers et des échanges. Par deux fois, les États-Unis ont participé aux guerres mondiales, comme malgré eux, mais au terme de la Seconde, ils ont exercé, face à l’URSS, un imperium de fait sur « le monde libre ».<br />
A la chute de l’Union soviétique (1991), l’euphorie s’est emparée des États-Unis et on constate, progressivement et de façon feutrée, un refoulement de l’ex-URSS vers les frontières de la Russie avec l’extension de l’OTAN jusqu’aux républiques baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie). Par la suite, la construction et la mise en service de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (port turc) ont permis aux compagnies occidentales d’accéder aux ressources du bassin caspien, jusque-là chasse réservée de Moscou. Les révolutions de couleurs, en Géorgie, en Ukraine et de façon plus ambiguë au Kirghizstan, à la frontière du Xinjiang chinois, accentuaient le refoulement de l’ancienne Union soviétique, entamé sous Boris Eltsine. Celui-ci prenait fin brusquement en 2008 avec la brève guerre de Géorgie due à une erreur stratégique du président géorgien. Déjà, l’extraordinaire supériorité militaire américaine butait devant les guerres irrégulières suscitées par les conséquences du 11 septembre 2001 et le projet des néoconservateurs, de restructuration du « Grand Moyen-Orient ». La récente redéfinition des ambitions stratégiques des États-Unis par le président Barack Obama prend acte de la nouvelle configuration mondiale et des moyens des États-Unis.</p>
<p><strong>Sur quelques anciens empires</strong><br />
Dans le monde antique et médiéval, comme nous avons l’habitude de diviser l’histoire, par commodité, les traditions impériales chez les États qui perdurent, se limitent à la Chine, État impérial par excellence, à l’Iran, à la Turquie et à l’Égypte.</p>
<p>• La Chine<br />
La Chine, très longtemps menacée par les vagues nomades des steppes nordiques, a été plusieurs fois dominée, dans sa partie septentrionale, tout en réussissant toujours à assimiler démographiquement et culturellement, les vainqueurs circonstanciels. Forte, elle prenait l’offensive au Nord et à l’Ouest, vers les oasis dites de la route de la Soie. Par deux fois, elle fut conquise entièrement (Mongols, Mandchous) et s’est libérée à chaque fois. Entretemps, elle exerce une influence sur la Corée et, par le canal de celle-ci, sur le Japon, ainsi que sur le Vietnam. Sa conscience impériale lui fait considérer les États autour d’elle comme des tributaires effectifs ou virtuels.</p>
<p>• L’Iran<br />
L’Iran joue, au cours de l’histoire longue, le même rôle civilisateur à l’égard des turcophones des steppes, qu’elle imprègne de culture iranienne, sans pouvoir les assimiler démographiquement comme la Chine. Mais au XVIIIe siècle encore, le persan est la langue de culture, de Samarcande à Delhi et Agra.<br />
Plus récemment, l’Empire ottoman, héritier à maints égards de Byzance (l’Empire romain d’Orient, qui dura plus d’un millénaire) a uni une importante partie du monde musulman tout en étant stoppé à l’Est par l’Iran et à l’Ouest par le Maroc, mais en prenant largement pied, de façon prolongée, dans les Balkans et au-delà, jusqu’en Hongrie.</p>
<p>• L’Égypte<br />
L’Égypte pharaonique impériale, à partir de la XVIIIe dynastie (Thoutmôsis III, Ramsès II) dominait le couloir syro-palestinien essentiel à sa sécurité. Cette géopolitique, à l’époque musulmane, a été reprise par diverse dynasties : Fatimides, Ayyoubides (Saladin), Mamelouks, jusqu’à l’arrivée des Ottomans (1517). Le grand Mehmet Ali, modernisateur, tenta de contrôler à la fois les lieux saints et la Syro-Palestine. Il fut arrêté au milieu du XIXe siècle par l’impérialisme britannique qui préférait un Empire ottoman affaibli à la montée d’une puissance dynamique capable d’en finir avec le déclin de la Sublime Porte.</p>
<p>• L’Inde<br />
L’Inde, en dehors de deux brèves dynasties autochtones a, surtout à partir du XIe siècle, connu la domination des musulmans, dans sa partie septentrionale. C’est une dynastie musulmane, les Moghols (XVIe-XVIIIe s.), qui crée le dernier empire en Inde. Ce sont les Britanniques qui, lors du vote de 1947, fondé sur la règle démocratique d’« une personne = une voix », ont permis aux hindouistes de retrouver le pouvoir, perdu depuis des siècles. C’est pourquoi on ne constate pas, en Inde, ce ressentiment, discret chez les Chinois, mais affiché chez beaucoup de musulmans, à l’égard de l’Occident.<br />
La plupart des empires ont été brefs. Ceux constitués par les nomades, comme les Mongols, ont généralement duré trois générations tout au plus. Celui d’Alexandre le Grand ou de Napoléon, à peine une décennie. Le plus « prolongé » des empires est l’Empire romain d’Orient. La longévité de l’Empire ottoman est remarquable. En Chine, en Iran, il y a des cycles avec des périodes fastes et d’autres de déclin, d’anarchie, jusqu’à la reprise en main d’un dirigeant énergique qui instaure une nouvelle dynastie.</p>
<p><strong>Les anciens empires capables d’agir sur la scène internationale</strong><br />
De toute évidence, la Chine n’a jamais perdu sa tradition impériale, qui date du premier empereur (IIIe siècle avant notre ère). A condition que sa croissance ne soit pas gravement perturbée, la Chine est en train de retrouver la place qui fut, à ses yeux, la première en Asie depuis plus ou moins 2 000 ans. Les tensions aux marches, comme au Tibet ou au Xinjiang, ainsi que les difficultés à l’échelle de l’écart croissant entre les couches privilégiées et une société à plusieurs niveaux, dont beaucoup de laissés-pour-compte ou d’exploités à outrance, ne manquent pas. Mais le pilotage de la croissance, depuis trois décennies, apparemment a été mené jusqu’aujourd’hui sans erreur grave, par des directions despotiques et éclairées, point si éloignées du modèle bismarckien. Quant au vieillissement de la population chinoise, qu’on rappelle si souvent, il est bien moindre que celui du Japon ou celui des Européens. Le déficit des filles est en partie comblé par des mariages contractés dans les pays d’Asie du Sud-Est.<br />
L’accroissement de puissance change évidemment les attitudes, on l’a constaté lorsque la démocratie américaine, lors du premier mandat de G. W. Bush, s’est crue omnipotente, décrétant la loi et la faisant appliquer sans avoir à en subir elle-même les rigueurs. Au stade actuel, l’imperium renaissant de la Chine fait encore « patte de velours », mais rappelle plus souvent que celle-ci a des griffes.<br />
L’énergie joue évidemment un rôle capital dans le développement de la Chine. Aussi, Pékin s’assure-t-elle une diversification aussi large que possible de ses sources d’approvisionnement : Amérique latine, Afrique. L’acheminement maritime du pétrole se fait par des relais portuaires le long de l’océan Indien, que la Chine se ménage auprès de pays amis ou non hostiles (1).<br />
En Asie centrale, la Chine a fait une percée exceptionnelle en décembre 2009 avec le gazoduc qui relie le Turkménistan au Xinjiang. Cette infrastructure rompt le monopole russe sur le transit du gaz turkmène. Les liaisons routières entre la Chine et l’Asie centrale se développent parallèlement. L’Iran, par ailleurs, grâce à ses hydrocarbures, est politiquement ménagé par une Chine préoccupée, en premier lieu, par sa propre croissance.</p>
<p><strong>Sur le rôle géopolitique de l’histoire des empires (reconnaissance de frontières, minorités, langues) aujourd’hui</strong><br />
• La Chine<br />
Si l’on regarde une carte de la Chine de la dynastie des Qing (Mandchous), on s’aperçoit que la Chine impériale de 1750-1800 contrôle le Tibet, le Xinjiang et au-delà, jusqu’au lac Balkhach. Par ailleurs, cette dynastie sinisée en a terminé avec la menace mongole et égale, par sa puissance, celle des Tang, dont le rayonnement fut immense en Asie orientale. La Chine produit alors le tiers, environ, de la production mondiale. La parenthèse de son déclin est d’environ un siècle et demi… C’est peu pour un empire qui dépasse largement les deux millénaires. Quant aux minorités, sauf si elles ont une épaisseur religieuse, elles sont toutes plus ou moins phagocytées au cours de l’histoire.</p>
<p>• La Turquie<br />
La Turquie est sans conteste un pays musulman ayant une tradition d’empire. En effet, du XVe au XVIIIe siècle, l’Empire ottoman, avant de tomber dans une longue décadence, fut un empire militaire et administratif considérable. La seconde partie du XIXe siècle fut catastrophique et les vingt premières années du XXe marquent la fin d’un empire incapable de s’adapter à la modernité, sauf militairement.<br />
Mustafa Kemal sauva la Turquie d’un dépeçage colonial et, au prix d’une césarienne culturelle, obligea la société – et notamment les élites – à imiter l’indiscutable modèle de l’époque : l’Europe. Longtemps, le pays demeura isolé et ne dut sa sécurité face à une Union soviétique agressive (revendications de Staline sur Kars et Ardahan, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale) qu’à l’adhésion à l’OTAN (1952).<br />
La Turquie est entourée d’États hostiles, au nombre desquels l’Iran chiite incarne l’adversaire constant depuis le début du XVIe siècle (l’Empire ottoman s’allie contre les Habsbourg avec la France, tandis que l’Iran était l’allié de revers des Habsbourg contre l’Empire ottoman). La Syrie, avait, avec la Turquie, un contentieux territorial (Alexandrette), de même que l’URSS, la Bulgarie et la Grèce. Élément de stabilisation de ces tensions : la Turquie couvrait le flanc Sud-Est de l’OTAN. La disparition de l’Union soviétique (1991) n’a pas réduit l’importance d’une Turquie à l’économie dynamique. La montée du Parti de la justice et du développement (AKP) est l’expression d’un retour à une tradition qui n’avait, en Anatolie, jamais été rompue.<br />
Une nouvelle géopolitique turque se précise aujourd’hui avec la nomination, grâce à Recep Erdogan, de l’universitaire Ahmet Davutoglu au poste de ministre des Affaires étrangères. La suggestion de ce dernier visant à renouer avec l’héritage ottoman et son influence au Moyen-Orient, trouve écho auprès des membres de l’AKP. Le projet passe par la réduction des tensions régionales et se trouve en partie facilité par la récente libéralisation de l’économie turque, mesure qui a permis d’accroître substantiellement les échanges avec les pays du Golfe du Proche-Orient. Vingt pour cent des exportations turques sont désormais destinées à la région. Le même phénomène se constate avec la Russie et s’est concrétisé par divers accords concernant les hydrocarbures et leur acheminement. Les rapports politiques avec la Syrie et l’Iran se sont nettement améliorés tandis que, depuis l’intervention à Gaza (2008-2009) et l’arraisonnement de la flottille humanitaire (2010), ceux avec Israël se dégradent. Pour jouer un rôle décisif dans le monde musulman, la Turquie devait cesser d’être perçue comme un partenaire privilégié d’Israël, au même titre que la Jordanie. Cette rupture a été habilement opérée avec l’opération politico-humanitaire vers Gaza de juin 2010.<br />
L’affaiblissement du rôle politique des militaires qui se réclament de l’héritage kémaliste favorise ces changements d’orientation, ce qui est particulièrement sensible dans la nouvelle attitude de la Turquie à l’égard du Gouvernement régional du Kurdistan d’Irak. Depuis deux ans, leurs relations se modifient. Les liens économiques se resserrent, entre autres autour du pétrole. La Turquie représente, pour la région kurde, un débouché vital et Ankara, qui y a créé un consulat, va accroître son influence culturelle en Irak du Nord, sous administration kurde. Il faut rappeler qu’entre 1923 (date où la Turquie kémaliste voit le jour) et 1925, celle-ci n’a cessé de réclamer le vilayet de Mossoul que la Grande-Bretagne avait adjoint à l’Irak (pétrole oblige). L’Irak ne devait se composer initialement que des deux vilayets de Bagdad et de Basra. En 1925, la Société des Nations qui reflétait le rapport de forces de l’époque, statuait en faveur de la Grande-Bretagne. Rien de tout ceci n’est oublié. Quant à la revendication kurde sur Kirkouk, elle se heurtera aussi, hors d’Irak, à celui de la Turquie qui soutient la minorité des Turcomans. L’Iran est le second pourvoyeur de gaz de la Turquie, après la Russie, ce qui à l’instar du cas de la Chine, explique l’attitude d’Ankara à l’égard de Téhéran et évidemment irrite Washington. Mais les nouvelles puissances régionales ont davantage de moyens pour ne pas céder aux pressions de leurs puissants alliés. C’est le cas avec la tentative de médiation sur le dossier du nucléaire iranien par la Turquie et le Brésil.<br />
Avec la Syrie, les relations ont changé du tout au tout. En 2009, les deux pays menaient des manœuvres militaires conjointes. Dans les années précédant l’intervention à Gaza, les manœuvres turques se déroulaient avec Israël et la Jordanie. Celles-ci n’auront pas lieu cette année. Les relations avec la Russie, un adversaire constant depuis le XVIIIe siècle, se sont très largement améliorées. Actuellement, la Russie fournit à la Turquie les deux tiers de son gaz naturel et un quart de son pétrole brut. Les investissements en Turquie (énergie, télécommunications, tourisme) ont sensiblement augmenté. Cela n’empêche pas les deux pays d’avoir des intérêts contraires sur le plan géopolitique, notamment au Caucase.<br />
Les relations avec l’Arménie sont plus ambiguës. Deux hypothèques pèsent sur une éventuelle normalisation avec ouverture des frontières : celle du Haut-Karabagh où Ankara soutient l’Azerbaïdjan et celle du génocide de 1915-1916. Au Caucase, la Russie reste l’arbitre ultime de la situation, aucun règlement du problème du Haut-Karabagh ne pouvant se faire sans son accord. Quant au génocide, il ne sera pas reconnu, mais continuera à être une épine gênante, internationalement comme à l’intérieur, avec l’intervention désormais des couches éclairées de la population urbaine. Le rôle géostratégique de la Turquie s’est accru. Depuis la disparition de l’Union soviétique, la Turquie a beaucoup gagné en autonomie, notamment à l’égard des États-Unis, n’ayant plus à faire face à des menaces d’envergure. Elle a surclassé l’Iran qui, en 1975, paraissait comme l’État majeur de la région. La Turquie est toujours candidate à l’Union européenne. Son, rôle en matière d’acheminement des hydrocarbures du bassin caspien – « projet Nabucco » – est considérable. Le handicap de la Turquie, outre le dossier chypriote, est constitué par une population de 75 millions d’habitants, fort loin du niveau des pays d’Europe qui aident financièrement l’intégration des nouveaux membres.<br />
Au Moyen-Orient et au-delà, son influence grandit, entre autres à travers le travail discret de la secte musulmane des Nurjis de Fetullah Cetin, actif à l’échelle de trois continents. En Asie centrale, comme en Afghanistan, la Turquie développe son influence par un réseau de collèges bilingues (turc-anglais) et vise ainsi le long terme. Son rôle diplomatique n’a cessé de croître depuis quelques années et lui confère désormais, sans grands frais, une stature avec laquelle il faudra compter.</p>
<p>• L’Iran<br />
Quel sera l’avenir de l’Iran, un État au potentiel considérable, qui a mené une politique économique inepte et se retrouve largement isolé ? La possession éventuelle du feu nucléaire peut le sanctuariser, mais ne remplacera pas la croissance économique. La répression que le régime exerce sur la partie la plus éclairée de sa population augure mal des perspectives d’un pays qui pourrait avoir une influence considérable alors qu’il est, pour l’heure, surtout un perturbateur.</p>
<p>• La Russie<br />
La Russie s’est construite par continuité territoriale à partir d’Ivan le Terrible, au milieu du XVIe siècle. Son expansion marque la fin des khanats post-mongols, à l’exception de celui de la Crimée, alliée de l’Empire ottoman. La Sibérie, sous-peuplée, est investie, en moins d’un siècle, par l’avancée des cosaques jusqu’à la mer d’Okhotsk. Au XVIIIe siècle, une triple expansion ouvre à la Russie la Baltique, la mer Noire, et lui livre les steppes kazakhes. Enfin, au XIXe siècle, conjointement aux impérialismes coloniaux européens qui, eux, s’étendent outre-mer avec une vigueur accrue, la Russie se lance à la conquête du Caucase et de l’Asie centrale.<br />
Par rapport à ces avancées, le recul de 1991 est très important. Il reste cependant partiel au Caucase et l’influence russe se fait toujours sentir en Asie centrale. Ces deux aires lui seront disputées. Mais, comme elle l’a prouvé en 2008, la Russie entend défendre son aire d’influence. Le sous-peuplement sibérien peut, à l’avenir, poser problème. Quant à l’Arctique (affecté par le changement climatique), il sera l’une des zones de contestation où la Russie entend faire valoir des prétentions importantes.</p>
<p>• Le Brésil<br />
Ce pays n’a jamais véritablement été un empire, contrairement aux puissances eurasiatiques jadis considérables (Chine, Iran, Turquie, Inde moghole) qui refont aujourd’hui surface. De toute évidence, la partie essentielle se joue sur le continent eurasiatique. Cependant le Brésil, qui a évité le morcellement des États hispaniques au XIXe siècle, est bien parti, contrairement au Mexique, autre membre du G20, pour exercer un leadership politique et diplomatique. A condition de réduire ses inégalités sociales qui sont particulièrement accusées, son dynamisme économique, ses ressources et le poids de sa population devraient lui assurer une influence non négligeable.</p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Ce qui frappe l’observateur est la vitesse avec laquelle s’opèrent les changements. Il y a seulement sept ans, les États-Unis déclenchaient la guerre d’Irak avec pour projet proclamé de remodeler le « Grand Moyen-Orient ». Les objectifs que vient de se fixer l’administration Obama avec le National Security Strategy (NSS) fin mai 2010 pour défendre les intérêts des États-Unis sont beaucoup plus modestes – et réalistes.<br />
Les « ré-émergents », presque tous asiatiques, Chine en tête, vont sans nul doute peser, dans un proche avenir, pour que soient modifiées les règles du jeu constituées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à une époque où ils pesaient peu.</p>
<p>Gérard Chaliand</p>
<p>Note<br />
(1) Cet ensemble de ports et relais est dénommé le « collier de perles chinois ».</p>
<p><span style="color: #800000;">Publié dans le magazine </span><a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=1179" target="_blank"><span style="color: #800000;">DIPLOMATIE N°45</span></a><span style="color: #800000;"> (juillet-août 2010). Tous droits réservés.<br />
Aucune reproduction n’est autorisée sans l’autorisation de l’éditeur (Areion Group).</span></p>
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		<title>Le conflit du Haut-Karabagh</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 17:54:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DIPLO</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce tableau de bord géostratégique présente &#8220;Forces ne présence dans le conflit du Haut-Karabagh&#8221; et &#8220;Echiquier géostratégique du Caucase&#8221;. Retrouvez l&#8217;intégralité du dossier stratégie sur le Haut-Karabagh dans Diplomatie n°45 (juillet-août). Publié dans le magazine DIPLOMATIE N°45 (juillet-août 2010). Tous droits réservés. Aucune reproduction n’est autorisée sans l’autorisation de l’éditeur (Areion Group).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce tableau de bord géostratégique présente &#8220;Forces ne présence dans le conflit du Haut-Karabagh&#8221; et &#8220;Echiquier géostratégique du Caucase&#8221;.</em></p>
<p>Retrouvez l&#8217;intégralité du dossier stratégie sur le Haut-Karabagh dans <a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=1179" target="_blank">Diplomatie n°45</a> (juillet-août).</p>
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<p><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/D45-TDB-HautKarabagh-12.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2860" title="D45-TDB-HautKarabagh-1" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/D45-TDB-HautKarabagh-12.jpg" alt="" width="425" height="543" /></a><a href="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/D45-TDB-HautKarabagh-22.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2861" title="D45-TDB-HautKarabagh-2" src="http://www.diplomatie-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/D45-TDB-HautKarabagh-22.jpg" alt="" width="425" height="543" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">Publié dans le magazine </span><a href="http://www.diplomatie-presse.com/?p=1179" target="_blank"><span style="color: #800000;">DIPLOMATIE N°45</span></a><span style="color: #800000;"> (juillet-août 2010). Tous droits réservés.<br />
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		<title>A paraître&#8230; Seapower. La puissance navale au 21e siècle</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 13:51:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Joseph Henrotin Bibliothèque stratégique, Economica, Paris, 2010. Au long des siècles, la stratégie maritime des nations a toujours constitué un de leurs principaux facteurs de puissance, autant qu’elle constituait l’un des moyens d’expression de la puissance. Dans cet ouvrage à paraître, l’auteur nous livre une étude extrê¬mement complète en dressant la carte théorique des stratégies]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Joseph Henrotin<br />
Bibliothèque stratégique, Economica, Paris, 2010.</p>
<p>Au long des siècles, la stratégie maritime des nations a toujours constitué un de leurs principaux facteurs de puissance, autant qu’elle constituait l’un des moyens d’expression de la puissance. Dans cet ouvrage à paraître, l’auteur nous livre une étude extrê¬mement complète en dressant la carte théorique des stratégies navales au 21e siècle.</p>
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