Magazine DIPLOMATIE
Un autre regard sur le monde
Un autre regard sur le monde
20/07/10
D. Ortolland, J.-P.Pirat
Editions Technip (2e édition), Paris, 2010, 352 p.
Illustré d’une cartographie riche, cet ouvrage aborde l’ensemble des problématiques liées aux mers et aux océans. Décryptant les questions portant sur la délimitation des espaces maritimes, le droit de la mer, les conflits ou contentieux maritimes, les enjeux économiques ainsi que les menaces sur l’environnement, cette deuxième édition prend en compte les développements intervenus ces trois dernières années dans les contentieux maritimes et comporte de nouveaux chapitres sur la piraterie, les transports maritimes et la protection du patrimoine culturel sous-marin. Réalisé par Didier Ortolland, conseiller des Affaires étrangères en poste en Asie du Sud-Est, et par Jean-Pierre Pirat, ingénieur-cartographe à la division géographique du ministère des Affaires étrangères et européennes, ce travail inédit constitue une base unique de réflexion pour les questions géopolitiques liées à la mer.
3/07/10
Entretien avec Thierry Gaudin, ingénieur général des mines, président de Prospective 2100 et vice-président de l’association Réso (rencontres d’Autrans). Lire également “Le monde d’après”
Dans le contexte actuel de crise économique, pensez-vous que nos dirigeants politiques ont bien intégré la situation, mais éprouvent quelques difficultés à l’expliquer à leurs opinions publiques ou plutôt qu’ils se trouvent démunis sur la réponse à apporter ?
Thierry Gaudin : Les dirigeants politiques, confrontés à une véritable offensive médiatique et informatique, se trouvent assez désarmés. La relation entre les grandes monnaies est une question quasiment militaire. Il est tout à fait clair que l’euro constitue actuellement la seule alternative possible à l’hégémonie du dollar. Tant qu’en Extrême-Orient les Chinois et les Japonais ne se seront pas entendus pour créer une devise, qui fonctionne comme telle (c’est-à-dire dotée d’un marché) et soit susceptible de faire contrepoids au dollar, l’euro restera, plus que d’autres monnaies, sujet à ce type d’attaque. La menace n’était pas nouvelle, mais remonte à 2002, voire à 2001, car l’exploitation des attentats du 11 septembre 2001 en portait le germe. Les Anglo-Saxons lancent les hostilités, les Anglais étant les alliés des Américains dans cette affaire – non à l’échelon gouvernemental, mais à celui du milieu des affaires, de la City de Londres et de Wall Street. À l’origine de l’attaque, il convient d’identifier clairement le milieu financier, et en son sein l’équipe des spéculateurs, les George Soros et consorts. Les étapes du déroulement du conflit sont assez claires.
2/07/10

Au titre des effets imprévus de la crise, la redistribution des rapports de forces entre anciens pays riches et anciens pays pauvres pointe sous chaque étude économique. La plus récente, rendue publique par l’OCDE le 16 juin 2010, précipite davantage l’heure du « grand basculement » de la richesse vers l’Asie. « En 2000, les 34 pays de l’OCDE produisaient 62 % des richesses. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’à 51 %. À l’horizon 2030, l’ensemble des pays émergents et en développement produiront 57 % de la richesse », indique Angel Gurria (1).
La promotion de ces anciens « pauvres » au palmarès des pays-phares de la richesse mondiale s’accompagne d’un lissage de leur dénomination (on ne parle plus de « Tiers Monde », bien trop péjoratif) et d’un brouillage de leur définition : peuvent-ils être à la fois en développement et plus riches que certains pays développés ? Voire plus puissants ? Ou du moins plus présents sur la scène mondiale ?
Ces nouvelles puissances, décomplexées de toute allégeance envers Washington pour peu que la critique d’un Occident impérialiste cimente leur opinion publique, portent désormais un regard alternatif sur les relations internationales.
Brésil, Chine, Inde, Afrique du Sud, Turquie plus récemment, Iran prochainement, peuvent arguer de ne plus avoir de leçons à recevoir d’un Occident qu’ils considèrent comme la source des faillites économiques (et morales) mondiales.
Les récentes crises qui ont ébranlé les économies des pays développés, ont ainsi transformé en profondeur les rapports de force entre anciennes et nouvelles puissances bien plus fortement que le firent les guerres du XXe siècle ou les bouleversements géopolitiques post-guerre froide. Ce numéro de Diplomatie s’inscrit dans cette perspective, en cherchant à apporter un regard neuf sur ces nouvelles puissances et sur les contours de leurs futures alliances géopolitiques.
(1) Secrétaire général de l’OCDE, voir www.oecd.org
2/07/10
IRASEC
Lignes de repères, Paris, 2010, 379p.
Edité par l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC), qui regroupe pas moins d’une quinzaine d’experts européens et asiatiques, ce rapport rétrospectif analyse les événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux et religieux survenus au cours de l’année dans l’ensemble du sous-continent asiatique. Il s’adresse en priorité aux chercheurs et aux professionnels s’intéressant à la région dans son ensemble. La première partie de l’ouvrage est consacrée aux problématiques transversales telles que la lutte contre la contrefaçon de médicaments, la montée de l’islamisme et les droits de l’Homme. La seconde propose un décryptage fouillée et réfléchi de l’actualité de chacun des pays de la zone. Des cartes et des données statistiques viennent soutenir les analyses des auteurs.
2/07/10
Venance Journé et Hans Blix
WMDC, L’Harmattan, Paris 2010, 247p.
Pour lire ce document, cliquez ici.
Créée par la ministre suédoise des Affaires étrangères Anna Lindh en 2003, la Weapons of Mass Destruction Commission a pour but principal d’informer et de conseiller les gouvernements sur les risques de prolifération des armes de destruction massive. Son dernier rapport émet une soixantaine de recommandations à l’attention des décideurs politiques sur les questions du désarmement, de la non-prolifération et de la lutte contre le terrorisme.
2/07/10
Dominic Wilson, Alex L. Kelston et Swarnali Ahmed
BRICs Monthly n°10/03, Goldman Sachs, New York, mai 2010, 28p.
Pour lire cette étude, cliquez ici.
Publiée par la banque d’investissement Goldman Sachs (à qui l’on doit l’invention de l’expression “Bric” en 2003), la revue mensuelle BRICs Monthly s’adresse principalement aux professionnels du secteur bancaire et financier. Elle rend compte des dernières évolutions au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine dans les secteurs de l’économie et du commerce. Les commentaires des analystes sont le plus souvent accompagnés de tableaux ou de graphiques comparant les performances des économies émergentes par rapport à celle des pays développés.